Un gigaoctet (Go) contient 1 000 mégaoctets (Mo). Pour passer des Go aux Mo, il suffit donc de multiplier par 1 000 : 2 Go font 2 000 Mo, 0,5 Go font 500 Mo, 64 Go font 64 000 Mo. C'est la valeur exacte au sens des préfixes du Système international, où « giga » signifie un milliard et « méga » un million.

Le chiffre 1 024, que beaucoup de tableaux affichent encore, n'est pas faux pour autant : il correspond à une autre unité, le gibioctet (Gio), qui vaut 1 024 mébioctets (Mio). Les deux systèmes cohabitent sur les ordinateurs, les téléphones et les emballages, et c'est leur mélange qui produit les écarts que l'on constate en branchant un disque neuf ou en comparant deux fichiers.

Go en Mo : la formule de conversion décimale

En base 10, chaque palier vaut 1 000 fois le précédent. Un octet (o) regroupe 8 bits ; un kilooctet (Ko) vaut 1 000 octets ; un mégaoctet, 1 000 Ko, soit un million d'octets ; un gigaoctet, 1 000 Mo, soit un milliard d'octets.

La règle se résume en deux opérations :

  • Go vers Mo : multiplier par 1 000. Exemple : 3,2 Go × 1 000 = 3 200 Mo.
  • Mo vers Go : diviser par 1 000. Exemple : 750 Mo ÷ 1 000 = 0,75 Go.

Dans les faits, le calcul revient à décaler la virgule de trois rangs : vers la droite pour aller vers les Mo, vers la gauche pour revenir aux Go. Un fichier de 4 700 Mo pèse 4,7 Go ; une archive de 0,03 Go pèse 30 Mo.

Gigaoctets (Go)Mégaoctets (Mo)Octets
0,1 Go100 Mo100 000 000
0,5 Go500 Mo500 000 000
1 Go1 000 Mo1 000 000 000
2 Go2 000 Mo2 000 000 000
5 Go5 000 Mo5 000 000 000
16 Go16 000 Mo16 000 000 000
64 Go64 000 Mo64 000 000 000
100 Go100 000 Mo100 000 000 000

Dans 1 Go, combien de Mo en binaire ?

Les premiers informaticiens ont pris l'habitude d'appeler « kilo » le nombre 1 024, parce que 2 puissance 10 tombe tout près de 1 000 et que la mémoire des machines s'organise en puissances de deux. Le NIST, l'institut américain de métrologie, rappelle que cet usage fonctionnait tant que seuls des spécialistes manipulaient ces chiffres, et qu'il est devenu une source de confusion avec l'arrivée du grand public.

Pour lever l'ambiguïté, la Commission électrotechnique internationale (CEI) a approuvé en décembre 1998 des préfixes réservés aux multiples binaires, publiés en janvier 1999 dans un amendement à la norme CEI 60027-2. Leur construction est simple : on garde les deux premières lettres du préfixe décimal et on ajoute « bi », pour binaire. Le symbole prend un « i ».

Préfixe binaireSymboleFacteurValeur en octets
kibiKio2^101 024
mébiMio2^201 048 576
gibiGio2^301 073 741 824
tébiTio2^401 099 511 627 776

Avec ces unités, la réponse est nette : 1 Gio = 1 024 Mio, et 1 Mio = 1 024 Kio. La conversion binaire se fait donc en multipliant par 1 024 à chaque palier, et non par 1 000. Exemple : 2 Gio × 1 024 = 2 048 Mio.

Le problème vient des logiciels et des documents qui écrivent « Go » ou « GB » tout en calculant en base 1 024. Le même symbole désigne alors deux quantités différentes, et la conversion des Go en Mo donne 1 000 ou 1 024 selon l'auteur. Le NIST cite précisément le mégaoctet comme exemple : il vaut tantôt 2^20 octets quand on parle de mémoire vive, tantôt 10^6 octets chez les fabricants de supports de stockage.

Main tenant une petite clé USB argentée au-dessus d'un genou en jean

Passer d'une base à l'autre sans se tromper

Quand une taille est donnée en Go décimaux et qu'il faut la comparer à une valeur affichée en base binaire, la conversion passe par les octets. Un gigaoctet décimal contient 1 000 000 000 octets ; divisé par 1 048 576 (le nombre d'octets d'un Mio), cela donne environ 953,67 Mio. À l'inverse, un gibioctet contient 1 073 741 824 octets, soit environ 1 073,74 Mo décimaux.

Les formules utiles :

  • Go vers Mio : multiplier par 953,67.
  • Gio vers Mo : multiplier par 1 073,74.
  • Go vers Gio : multiplier par 0,9313 (soit 10^9 ÷ 2^30).
  • Gio vers Go : multiplier par 1,0737.

L'écart grandit à chaque palier, parce que la différence entre 1 000 et 1 024 se multiplie : environ 2,4 % au niveau du kilo, 4,9 % au niveau du méga, 7,4 % au niveau du giga et près de 10 % au niveau du téra. C'est pourquoi la confusion passe inaperçue sur une petite image, mais saute aux yeux sur un disque de plusieurs téraoctets.

Pourquoi un disque de 1 To n'affiche pas 1 000 Go

Les fabricants de disques durs, de SSD, de cartes mémoire et de clés USB indiquent la capacité en unités décimales, conformément au Système international. Un disque vendu pour 1 To contient donc 1 000 000 000 000 octets. Si le système d'exploitation divise ce nombre par 2^30 tout en affichant le symbole « Go », il annonce environ 931 « Go ». Aucun octet n'a disparu : seule l'unité réelle de l'affichage a changé.

Capacité annoncéeOctetsÉquivalent en Gio
32 Go32 000 000 00029,80 Gio
64 Go64 000 000 00059,60 Gio
128 Go128 000 000 000119,21 Gio
256 Go256 000 000 000238,42 Gio
512 Go512 000 000 000476,84 Gio
1 To1 000 000 000 000931,32 Gio

À cet écart d'unités s'ajoute, sur un support neuf, l'espace occupé par le formatage, par le système de fichiers et, sur un téléphone ou un ordinateur, par le système lui-même. Ces octets-là sont bien utilisés, mais pas par l'utilisateur. Pour savoir si un fichier tiendra, le plus sûr consiste à comparer deux chiffres exprimés dans la même unité, par exemple deux valeurs lues dans le même gestionnaire de fichiers.

Conversion Ko en Mo, et Mo en To

La même logique s'applique aux autres paliers. En décimal :

  • Ko vers Mo : diviser par 1 000. Une photo de 850 Ko pèse 0,85 Mo ; un document de 2 400 Ko pèse 2,4 Mo.
  • Mo vers Ko : multiplier par 1 000. Une pièce jointe de 1,5 Mo représente 1 500 Ko.
  • To vers Go : multiplier par 1 000. Un disque de 2 To offre 2 000 Go, soit 2 000 000 Mo.
  • Go vers To : diviser par 1 000. 480 Go font 0,48 To.

En binaire, on remplace 1 000 par 1 024 et l'on écrit Kio, Mio, Gio ou Tio. Une valeur de 3 072 Kio vaut ainsi 3 Mio, et 2 048 Gio valent 2 Tio.

Ces conversions servent souvent pour les pièces jointes. Les messageries limitent la taille des envois et l'espace de la boîte, en Mo ou en Go selon les services ; le guide du webmail de l'académie de Lyon décrit par exemple l'accès à une boîte professionnelle où ces limites s'appliquent. Avant d'envoyer plusieurs photos, additionner leurs tailles en Ko puis diviser par 1 000 donne le total en Mo à comparer au plafond indiqué par le service.

Câbles Ethernet branchés sur les ports LAN allumés d'un routeur

Mo et Mbit : ne pas confondre stockage et débit

Les débits d'une connexion Internet s'expriment en bits par seconde (Mbit/s, Gbit/s), alors que les fichiers se mesurent en octets. Un octet contient 8 bits, d'après la définition rappelée par le NIST. Pour savoir combien de mégaoctets passent chaque seconde, on divise le débit en Mbit/s par 8.

Débit annoncéÉquivalent théoriqueTemps théorique pour 1 Go
8 Mbit/s1 Mo/s1 000 s, environ 17 min
100 Mbit/s12,5 Mo/s80 s
500 Mbit/s62,5 Mo/s16 s
1 Gbit/s125 Mo/s8 s

Ces durées sont des minimums théoriques : le débit réel dépend de la ligne, du Wi-Fi, du serveur distant et des autres appareils connectés. L'ordre de grandeur reste utile pour repérer une erreur d'unité. Si un téléchargement de 1 Go dure plus de dix minutes sur une fibre annoncée à 1 Gbit/s, la limite vient d'ailleurs que de l'abonnement affiché.

Les forfaits mobiles posent la même question de conversion : une enveloppe de données exprimée en Go se traduit en Mo en multipliant par 1 000, à condition que l'opérateur compte en base décimale. Les conditions tarifaires de chaque offre précisent la règle de décompte appliquée.

Les repères à garder en tête

Quelques réflexes suffisent pour ne plus se tromper :

  1. Regarder le symbole : Go, Mo et Ko renvoient en principe à la base 1 000 ; Gio, Mio et Kio à la base 1 024. Un « i » dans le symbole lève toute ambiguïté.
  2. Identifier qui affiche le chiffre : l'emballage d'un support de stockage compte en décimal ; un logiciel peut compter en binaire tout en affichant « Go ».
  3. Comparer dans la même unité : convertir d'abord les deux valeurs en octets si nécessaire, puis comparer.
  4. Séparer octets et bits : un « b » minuscule (Mb, Mbit) désigne des bits, un « o » ou un « B » majuscule désigne des octets.

Les développeurs croisent ces deux bases en permanence, par exemple lorsqu'un programme doit afficher la taille d'un fichier : le code calcule souvent `1024 * 1024` pour obtenir un Mio, et un langage typé comme TypeScript permet de nommer clairement l'unité manipulée afin d'éviter de mélanger des octets et des mégaoctets dans la même variable.

Questions fréquentes

1 Go, c'est combien de Mo exactement ?

Au sens du Système international, 1 Go vaut exactement 1 000 Mo, soit un milliard d'octets. La valeur 1 024 correspond au gibioctet (Gio), qui vaut 1 024 Mio. Si un logiciel indique « 1 Go = 1 024 Mo », il emploie le symbole Go pour une quantité binaire.

Pourquoi 1 Ko a-t-il longtemps valu 1 024 octets ?

Parce que la mémoire des ordinateurs s'adresse en puissances de deux et que 2^10, soit 1 024, est très proche de 1 000. Les informaticiens ont donc emprunté le préfixe « kilo ». La CEI a créé en 1998 le préfixe « kibi » (Kio) pour désigner 1 024 octets sans ambiguïté.

Qui est le plus grand, Mo ou Ko ?

Le mégaoctet est 1 000 fois plus grand que le kilooctet (1 024 fois en binaire, entre Mio et Kio). Dans l'ordre croissant : octet, Ko, Mo, Go, To.

Pourquoi écrit-on Go et pas GB ?

En français, l'octet se note « o », d'où Ko, Mo, Go et To. L'anglais emploie « byte », noté « B », d'où KB, MB, GB et TB. Les deux notations désignent la même unité ; seul le symbole change d'une langue à l'autre.

Comment passer des To aux Go ?

On multiplie par 1 000 : 1 To = 1 000 Go, 4 To = 4 000 Go. En binaire, 1 Tio = 1 024 Gio. Un disque de 1 To apparaîtra pour environ 931 Gio dans un logiciel qui compte en base 1 024.

Comment convertir rapidement des Go en Mo de tête ?

Il suffit de décaler la virgule de trois rangs vers la droite : 1,25 Go deviennent 1 250 Mo, 0,064 Go deviennent 64 Mo. Pour une valeur binaire, multiplier par 1 024 revient à multiplier par 1 000 puis à ajouter 2,4 % du résultat.

Sources et références

  • NIST (National Institute of Standards and Technology), Prefixes for binary multiples — physics.nist.gov